Milena Stanoeva
Le 29 octobre 2006
Écrit pour l’Express Étudiant (novembre 2006)
En 1998, le Canada signe officiellement une promesse faite en 1992 : le protocole de Kyoto. Il s’agit de réduire les émissions de gaz à effets de serre de 6% par rapport à leurs niveaux de 1990. Cette promesse est renouvelée en 2002 avec sa ratification par le Parti Libéral du Canada. Alors, où en sommes-nous aujourd’hui?
En réalité, pas très loin du point de départ. En janvier 2005, le protocole est entré en application dans tous les pays développés sauf les États-Unis, Monaco et l’Australie. Le gouvernement libéral a débloqué 10 milliards de dollars sur une période de sept ans pour réduire les émissions nocives à l’environnement. Cependant, le renversement des Libéraux par le Parti Conservateur en 2006 apporta avec lui un changement quant aux mesures prises pour la protection de l’environnement.
En bref, le Parti Conservateur dénonce les objectifs du protocole comme étant impossible à atteindre et irréalisables. Dans le nouveau budget proposé, il n’y a aucune mention du protocole. À la place, les Conservateurs proposent une loi canadienne sur la qualité de l’air, qui fixe des limites sur les émissions de gaz à effets de serre au prorata de la contribution économique de chaque industrie. Plusieurs croient que ces limites, plutôt souples, favoriseraient les industries polluantes, comme les compagnies pétrolières de l’Alberta, sans vraiment apporter les changements nécessaires pour réduire les émissions de gaz dangereux. Si elle est adoptée, l’entrée en vigueur de la loi sur la qualité de l’air est prévue pour 2010.